First Change

Le rendez-vous de la meute...

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First Change

Message par blakkrall »

Le passage de la vie d'humain à celle d'héritier de Father Wolf ne se fait pas sans grincement de dents... et coups de griffes...
"Quelque chose sent mauvais dans cette affaire, et c'est pas ton après-rasage", Gene Hunt

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Message par blakkrall »

Le First Change, pour n’importe quel Garou, est un évènement déstabilisant. Jeremy Glenton vous dira que c’est aussi une putain de source d’emmerdes.
Tout à commencé quand, lors d’une descente avec son coéquipier novice et zélé, le bâtiment l’a littéralement empêché d’entrer pendant 5 bonnes minutes… Juste assez longtemps pour que le bleu se prenne une bastos dans le bide et que les types s’enfuient… Naturellement, le Commandant McEnzie lui a pris la tête, rapport et tout le tintouin, et seuls les états de services de Glenton lui ont permis d’éviter la mise à pied…
Tout penaud, notre lieutenant rentre chez lui quand il aperçoit au bout du trottoir sa fille qui accourt. Il en fait autant, mais quand celle-ci approche, son visage se transforme en un masque de douleur horrible, puis elle disparaît en fumée. Affolé, Jérémy se précipite sur le téléphone et appelle son ex-femme pour savoir comment va sa fille. Tout va bien, cling.
Le lendemain, la punition de McEnzie tombe : Jeremy est en planque dans un quartier chaud de Philadelphie, il doit surveiller les allées et venues des dealers. Comme il faut bien qu’il se nourrisse, il se rend au stand de Hot-Dog du coin de la rue, et sur le chemin du retour jusqu’à la caisse, schrack, il se fait bouffer la main par un espèce de gros clébard qui lui chippe son casse-dalle et lui laisse la trace de ses crocs. Jeremy sort son flingue et tire… Tout le monde à terre dans le quartier, un ou deux coups de feux sont tirés… La radio se met en route… « Putain de merde, Glenton, pas moyen de te confier une putain de mission sans que tu foutes ton putain de bordel !!! »
Là, ya pas à dire, ça craint. Pourtant, le soir même, on l’envoie sur une agression à deux pâtés de maison. Quand il arrive sur place, une nénette à l’air affolé lui dit que le type qui a essayé de la violer est parti par là…
Jeremy arrive sur une sorte de place encombrée de conteners et bennes pouvant servir de caches à l’agresseur. Très vite, la tension monte. Des silhouettes rodent, passent très vite, des ombres dans la nuit. Des rires cristallins. Un silence lourd. La tension est palpable… Glenton craque et sort son flingue, tire. Tout mouvement cesse. Pas de réponse à ses appels ; au bout d’un moment, coup de feu à ses pieds. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ; un voile rouge passe devant ses yeux, et Jeremy assiste, impuissant, spectateur, aux transformations chaotiques qu’il subit. Au bout de quelques secondes, sa conscience est en standby .
Le lendemain matin, à l’aube, il se réveille chez lui couvert de sang ; sa main est guérie, il n’a aucune blessure.
Le téléphone sonne. McEnzie. Putain. Furax. Trois morts, deux le crâne fracassé, le troisième la gorge déchirée. « Qu’est-ce qui c’est passé bordel ? T’étais pas censé être là-bas ? ».
Sur les lieux, à priori rien. Si ce n’est la nénette de la veille. Sourire aux lèvres, les yeux rivés sur lui. Quand leurs regards se croisent, elle fait demi-tour et s’aventure dans une ruelle. Jeremy la rattrape et la plaque contre le mur. L’interrogatoire tourne vite au délire : la nana connaît son nom et semble savoir ce qui c’est passé la veille… Sans aucune difficulté, elle le repousse et l’engage à le suivre pour savoir qui il est vraiment…
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blakkrall
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Message par blakkrall »

Hayleigh, quant à elle, pensait savoir à quoi s’attendre. Quand, sur le campus, les hallucinations s’enchaînent, elle n’hésite pas à appeler son père Garou pour lui dire que le First Change ne saurait tarder… Il faut dire que les esprits ne l’épargnent pas beaucoup : elle se retrouve pendant trois bonnes minutes seule dans le couloir désert en sortant de cours… pure illusion. En cours d’ethnologie sur les indiens Caraïbes, le prof se régale de chair humaine, illustrant ses propos, tandis que dans l’amphi entier semble se livrer à une orgie. Son cri de surprise la ramène à la réalité et lui vaut d’être gentiment sortie de cours.
Le lendemain, sa promenade dans le parc se transforme en expédition au cœur d’une forêt primitive ; elle chute sous l’effet de la panique, mais continue à avancer. La forêt s’éclaircit progressivement jusqu’à redevenir le parc du campus ; Hayleigh en sort couverte de boue sous les rires des élèves présents. Rouge de honte, elle retourne se changer et refuse d’assister à la soirée qui doit avoir lieu à la maison d’une des sociétés du campus. De toute façon, elle doit partir tôt demain ; sa Cocc’ est en panne et son train ne l’attendra pas. Elle retourne chez son père avant que le Changement ait lieu…
Ses précautions n’auront pas été suffisantes : dans la soirée, elle entend une colocataire refuser l’accès de la maison à des gens ; elle descend voir de quoi il retourne ; cinq footballeurs enivrés tripotent sa copine. Quand elle essaye de s’interposer, deux d’entre eux la saisissent et tentent de lui arracher ses vêtements. C’est plus qu’il ne lui en faut ; elle sent la rage la submerger et voit rouge. Une douleur fulgurante traverse son corps, puis plus rien.
Le lendemain à l’aube, Hayleigh s’éveille dans un décors d’apocalypse : tout le monde est mort, y compris sa copine ; certains ont la gorge arrachée, le crâne fracassé, la zone pubienne en charpie. Il y a du sang partout ; une chance que la fête ait battu son plein loin d’ici, sans quoi les cris des victimes – SES victimes réalise-t-elle - auraient attiré du monde…
Hayleigh se ressaisit rapidement ; elle appelle son père pour lui expliquer ce qui s’est passé. Une meute de nettoyage arrive rapidement et la sort des ennuis. Elle peut prendre son train tranquille… Pour combien de temps ?
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Message par blakkrall »

La vie n’est pas un Conte de Fées, amigo. Pour Jose Alvarez moins que pour tout autre. Jose est un jeune mexicain ; pas des plus honnêtes, loin de là. Il a déjà fait de la prison au Mexique pour vol de voiture avec violence et son casier là-bas ressemble à un catalogue de vente par correspondance. Je dis « là-bas » car Jose a décidé de prendre un nouveau départ dans la vie. Il a quitté le pays et est entré en fraude aux USA. Il a cherché du travail, mais sans papiers ni logement, difficile de trouver quelque chose. Alors il est retombé dans les combines ; juste le temps de se faire un peu de blé pour pouvoir se poser un peu, s’est-il juré.
Il n’en aura pas eu le temps. Le garage dans lequel il bossait était tenu par des Hispanos. Dans la journée, rien d’anormal, mais le soir l’atelier reste ouvert tard dans la nuit pour transformer des voitures volées. Tout le monde le sait, mais avec les guerres de gangs à L.A., les flics ne traînent pas trop dans les « quartiers » le soir.
C’est un de ces soirs où il était resté « bosser » que Jose a connu le tournant de sa vie : il était penché sur une vieille Mustang quand il a entendu des moteurs de puissantes cylindrées approcher. Il s’est aussi mis à couvert. Bien lui en a pris, car deux secondes après, la fusillade éclatait.
Le bruit, le stress, la vue du sang sur le sol… Tout cela était trop pour Jose… Aussi, quand un grand black s’est pointé avec son Uzi pour le flinguer, un voile rouge est tombé devant ses yeux…
Le lendemain, les vêtements en lambeaux, couvert d’un sang qui n’était pas le sien, Jose est sorti du garage, l’air complètement hagard ; il se demandait où aller, quand une camionnette est arrivée : trois personnes en sont descendues ; deux avec des valisettes, le troisième pour pousser Jose dans le fourgon sans ménagement. « Rentre, on va s’occuper de tout ça ; je crois qu’il y a quelque chose qu’il faut que tu saches, et je suis celui qui doit t’en parler ».
Jamais on n’avait dit à Jose que les Loups Garous existent vraiment. Même pas au catéchisme quand il était petit… Merde alors…
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