Les carnets de Bayushi Akiko

Pour y causer katanas et cérémonie du thé

Modérateur : blakkrall

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Krilliane
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Les carnets de Bayushi Akiko

Message par Krilliane »

Je suis enfin arrivée au village Hotaru no Mura, situé sur les terres de mon clan.
Ce soir, le village fête le festival des lucioles : une fête célébrant le début de l'été. Malheureusement le trajet fut plus long que prévu et j'y suis arrivée à la nuit tombée. Il n'y avait ni le brouhaha habituel d'un festival, ni villageois, juste un brouillard épais et étrange venant du lac. Je recherchais tant bien que mal une auberge lorsque j'ai pu entendre signe de vie : une discussion étouffée dans ce brouillard. Je ne pouvais que le suivre pour comprendre ce qui se passait.

Ainsi j'ai rencontré Mirumoto Kioshi du mystérieux clan du dragon, Matsu Kobayashi du clan du lion et Hida Himeko du rustre clan du crabe. Nous étions près d'un grand bâtiment, et étions tous à la recherche de l'auberge, et finalement d'un signe de vie des habitants. J'ai été prévenu bien des fois que le clan du dragon était mystérieux, mais je fut choquée lorsque Hida Himeko alluma sa lanterne : en effet, le samurai avait un œil entièrement blanc. Les deux hommes semblent très intéressés par Hida Himeko, je conçoit qu'elle est grande et séduisante, mais je la trouve terriblement vulgaire.
En recherchant âme qui vive nous avons rencontré des flammes étranges lévitant près d'habitations et moult lucioles. Selon les dires de certains, il y avait du bruit et nous les avons suivi.
Personnellement, je n'avais rien entendu, et je pense que leur esprit leur a sûrement joué des tours. J'étais préoccupée, car le village était vraiment désert... Malgré tout, c'était la nuit et nous ne pouvions pas faire grand chose de plus, et nous avons donc décidé de faire un campement aux portes du village. Mirumoto Kioshi et Hida Himeko prenant le 1er tour de garde.

Ils nous ont réveillés agités : la lune ne semblait n'avoir absolument pas bougé depuis le début de leur garde. Nous sommes donc repartis vers le village équipés de nos armures.

D'après les mêmes personnes, des bruits de festival tout près. Nous nous retrouvâmes alors sur les rives du lac. Nous pouvions y voir un ponton, et de l'autre côté un temple, un arbre sacré, et des barques avec rames, filets et ces flammes étranges, mais tout aussi vide de personne. Pendant que le noble samurai du dragon s'occupait à récupérer des lucioles dans ses filets et à éviter une luciole rebelle, j'ai pris une rame et la passait dans une flamme : aucune réaction, la pagaie ne brûlait pas. Nous avons continuez à enquêté et avons découvert près de l'arbre sacré, à terre, un haïku qui mentionnait une profanation. Nous l'avons gardé, et sommes repartis vers le centre du village, voir s'il n'y avait pas d'autres poèmes disséminés.

Pour enquêter plus en profondeur, il nous fallait rentrer dans une maison. Hida Himeko a fait éclater une porte avec "grâce"... Certains meubles semblaient disparus mais sans aucun signe de vol. Des feux follets à l'intérieur du bâtiment. Étrangement, ils sont à l'endroit même où on aurait pu s'attendre à y voir les habitants. Ces flammes surnaturelles étaient-elles vraiment des êtres vivants?
Un second haïku a été retrouvé.
Sortant du bâtiment nous avons rencontré un ronin dénommé Jingoro. (Qui ne semblait pas assez respectueux d'après Hida Himeko)

Bref, Il était, lui aussi, arrivé cette nuit, et s'étonnait de ne pas avoir vu de personnes jusqu'alors. D'après lui, il travaillait pour le clan du scorpion, était autrefois un samurai, et comptait retrouver ses amis normalement situés aux abords du village. Ils travaillaient en tant que bûcherons. Il avait lui aussi retrouvé un autre haïku. Nous sommes repartis vers l'extérieur du village accompagné d'un Jingoro rassuré d'être accompagnés de samurai, une luciole nous accompagnait ou plutôt nous montrait la voie.

Nous avons retrouvé l'endroit où devait se trouver ses "amis", et n'avons découvert qu'une scierie. Un arbre géant avait poussé en son sein, et avait forcé son passage vers l'extérieur de la bâtisse. De plus, une chose semblait brûler à l'intérieur, une fumée noire ressortait de la cheminée.
En se rapprochant de l'entrée, un énorme loup noir grogna contre nous pour finalement nous attaquer. Mirumoto Kioshi a finalement planté sa lame dans l'œil du molosse qui s'est effondré et disparu. Aucune tâche de sang résiduelle sur le katana.

Dans le four de la scierie pulsait une sorte de flamme, le bois situé à quelques pas de là ressemblait à des visages humains. Une onde de colère nous provenait d'une luciole géante. Le samurai du dragon s'est mis à discuter avec. Aucun mot de l'animal surnaturel, et pourtant nous la comprenions. Les bûcherons avaient apparemment profaner une stèle proche d'un arbre sacré. On avait l'air d'accord pour s'occuper de la stèle et régler le problème pacifiquement lorsque ce ronin se mis dans l'idée de l'attaquer. Arrêté efficacement par Hida Himeko et moi-même, il était trop blessé pour survivre malgré les bandages réalisés par la membre du crabe.
La luciole assurée de notre bonne volonté nous montra la voie pour mettre fin au problème. Nous avons donc remis en place la stèle, nettoyée et ensemble nous avons priés autour. Lorsque nous avons senti un apaisement du lieu, nous sommes partis retrouver cet être fantastique. Les feux se sont transformés et les habitants ont été libérés. Les lucioles sont toutes parties au loin. Les bûcherons étaient dans un état épouvantable, terrorisés. Nous les avons amenés dans le village : les habitants célébraient la fête comme si de rien n'était. Ils n'avaient pas idée de ce qui avait pu se passer, mais notre présence inopinée et l'apparence de nos prisonniers les ont intrigués.

Après explication, le chef du village a fini par accepter mon récit et nous a annoncé qu'il ferait un rapport à ses supérieurs. D'après lui, le manque de tact de ces bûcherons ne lui plaisait pas.

J'ai pu finir cette nuit en versant le saké, fêtant le festival, discutant avec mes nouveaux compagnons. J'ai pu voir les lucioles faire un ballet au dessus du fleuve et partir au loin. Je jure que j'ai aperçu une silhouette féminine nous sourire et disparaître peu après.

Voilà l'histoire de notre rencontre, assez étrange je puis dire. Je vais maintenant les accompagnés au moins jusqu'à la capitale.
Krilliane
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Re: Les carnets de Bayushi Akiko

Message par Krilliane »

La nuit passée, j'ai découvert un origami représentant ma famille sur une tête d'oreiller. Étonnant vu que je n'ai rien entendu cette nuit.
Mes deux autres compagnons en avaient aussi, je dis deux, car le samurai du clan du crabe est partie seule tôt ce matin.
Ce n'est pas le seul évènement qui s'est produit : un ronin du clan de la Grue a chercher querelle contre notre ami du clan du lion. Le duel était c'est fini par la mort du ronin de la Grue. Je pense que c'est du lui ces origamis. Je ne vois pas l'intérêt du geste.

Nous sommes alors, repartis ensemble. Cette journée n'était apparemment pas bonne, vu que 5 ronins ont voulu nous embusquer. Ils n'étaient pas vraiment discret, et j'ai donc alerté mes compagnons et avons laissé un survivant mal en point repartir. Nous avons appris par lui que son chef : Jantei, a voulu notre mort car nous nuisions à son business.
Nous avons donc continué notre chemin, quand nous avons été arrêtés par 10 ronins armés. Ils nous ont grandement "recommandé" d'aller à la rencontre de leur chef Jantei.
Il a vraisemblablement un grand nombre de ronins à sa botte. Il nous a fait clairement comprendre que nous ne pouvons rien contre lui, et qu'il ne voulait pas que l'histoire des bûcherons s'ébruite.
Pour survivre (même si aucune menace n'a été réellement faite), nous avons donc tous donné notre parole.
Il nous a alors laissé partir.

La nuit on était arrivé près d'une auberge de l'autre côté d'un pont. Lorsque nous l'avons traversé, le samurai du Dragon s'était retourné les armes aux mains, en nous criant "Attention!". D'après son "ancêtre", il y aurait un danger. Personnellement je n'ai rien vu. Pourtant j'ai une bonne vue.
Arrivé à l'auberge, les gens étaient étonnés de voir des personnes avoir traversé le pont de nuit. Et en effet, malgré le fait que je n'ai rien vu, le dos du kimono du Dragon était griffé.
D'après les personnes à l'auberge, un démon attaqueraient les voyageurs la nuit.
Le lendemain, nous sommes allés à la recherche d'indice sur ce pont. Et avons découvert une main d'une teinte verte, et aux doigts griffues. Kioshi-san avait été assez rapide pour lui trancher une main.

Nous avons donc décidé de déposé des bougies et des lanternes pour la nuit.
En attendant, les habitants passaient voir la main du démon. Et une très vieille femme est venue à nous. La main "cachée" dans ses habits. Elle nous demanda de voir la main, et même de pouvoir la toucher. Elle était louche. Comme nous éloignions la main d'elle, elle s'est mis à se transformer en créature verte, en hurlant de la lui rendre. Kioshi fut rapide et l'a attaqué pendant que moi j'ai jeté la main dans le feu de cheminé près de notre table. Hurlant de douleur elle a disparu.

Arrivés sur le pont, Kobayashi-san a posé la main (qu'il avait repris des flammes) sur le pont et l'a planté de son katana. Je l'ai entendu hurler et une forte bourrasque de vent m'a fait perdre mon équilibre. Kioshi-san n'a pas semblé être désorienté par cette tornade et a combattu le démon. A peine remis sur mes jambes, le démon a été détruit et le pont commença a s'effondrer. Finalement nous avons pu rejoindre la terre ferme avant que tout le pont ne disparaisse.
Je pense que la construction d'un nouveau pont ne pourra qu'être une bénédiction pour les habitants et même pour cette auberge.
Krilliane
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Re: Les carnets de Bayushi Akiko

Message par Krilliane »

Toujours sur la route, Atsushi-san, un serviteur de mon cousin Hitamoto, est apparu. Il m'a confié une lettre m'invitant mon groupe et moi, à fêter le 20ième anniversaire de mon cousin. Je ne l'avais plus vu depuis mon enfance.
J'ai donc accepté, acheté un cadeau, et Atsushi-san nous a donc emmenés jusqu'au Château de la lune rouge. C'est un homme agréable, discret et compétent.

Nous sommes arrivés au château lors du coucher du soleil (mauvais augure d'après Atsushi-san). Il se situe en haut d'une colline surplombant le village, et entouré d'une forêt de sapin.
Mon cousin Hitamoto nous a accueilli. Il ressemble plus à sa mère (membre du clan de la Grue) qu'à son père. Il a les yeux bleus, et un don inné pour la calligraphie, le thé et la peinture.
D'après ce qu'il nous a raconter, sa famille était maudit et qu'au soir de son anniversaire, son père risquait d'avoir la tête coupée et de surplus qu'elle disparaisse. Il nous a donc demandé d'enquêter secrètement, et d'éviter que tout se déroule comme prédit. Et c'est rajouter à mon groupe, mon autre cher cousin Bayushi Hiro.

Nous avons donc décidé de fouiller la bibliothèque, qui malheureusement était en terrible désordre. Comme je m'en doutais, Kioshi-san y était à l'aise, et a découvert (en faisant tomber toute une montagne de rouleaux) un écrit raconter l'histoire de la malédiction.
Il y a 120 ans, Bayushi Akou a décapité un jeune homme nommé Hiroma pour sorcellerie et aussi toute sa famille. Il a donc maudit la famille du Daimyo avant de mourir.
Lorsque nous allions pour repartir, Kobayashi-san, en marchant, a fait grincer une latte de bois. Nous l'avons donc déplacé et découvert dans cette cachette, une boite pouvant contenir 6 parchemins. D'après Hiro, ces écrits étaient de la sorcellerie (d'après certains symboles que personne ne comprenait). Malheureusement, il en manquait déjà 2. D'après la poussière, la boite avait été récemment consultée.
Kioshi-san s'est alors mis en discution avec l'esprit de la latte de bois. Je vous assure que c'est impressionnant écrit, mais je n'ai rien vu de plus, qu'un excentrique parlant à une planche de bois. Cet esprit ne connaissait pas le nom de la personne qui l'a déplacé, mais a précisé, qu'elle pouvait le faire le jour comme de nuit.
Une fois, les autres sortis de la pièce, Hiro et moi avions piégé au cas où, l'ouverture de la boite. Et l'avons reposé dans sa cachette. Le samurai du Dragon a alors fait une protection contre le mal.

Une fois fait, je suis allé donner mon respect à mon oncle (Kobayashi-san s'était apparemment entraîné avec mon oncle, et était reparti avec quelques bleus). Il avait l'air costaux, et avait une cicatrice à son cou, assez déconcertant.
J'ai fini cette journée à participer à la préparation de la fête.

Cette nuit, nous avons partagé notre repas avec Hitamoto, un de ses amis d'enfance de la Grue, mon oncle, et ma tante qui avait l'air pâle, et malade. Elle est partie plus tôt de table, mes cousins et le membre de la grue sont partis jouer. Je me suis permise de vérifier discrètement que personne n'entrait dans la bibliothèque.

Le lendemain, mon ami d'enfance Genji (samurai de la Grue) s'est joint à mon groupe.
Nous sommes alors partis tôt vers la grotte des Onis : d'après Kioshi-san, les sorciers y étaient jetés à leur mort. C'est un gouffre sans fond, et malheureusement il n'y avait aucune trace autour.
Nous sommes donc allé vers des grottes. D'après Kobayashi, un vieux habitant aurait vu lors du dernier anniversaire, une vieille femme trancher la tête du dernier daimyo. Elle était accompagnée de Gobelins et la grotte s'était effondrée sur elle même.
Nous nous sommes un peu perdu, mais finalement on a trouvé un campement déserté depuis quelques jours. Mais aucun autre indice. Nous sommes donc remontés vers le château. Là-bas mon oncle nous a convié à participer à une chasse. Malheureusement je ne me voyais pas le suivre à cheval.
Eux partis, j'essaye de m'infiltrer dans la chambre de mon oncle. Mais trop de gens passait par là pour que je puisse y accéder.

De nombreux murmures m'ont incité à aller voir à l'entré du château ce qu'il se passait. Les chasseurs étaient revenus avec le corps d'un homme gigantesque. D'après ces habits ce serait un shugenja du Crabe. Il a été empalé par le javelot de mon oncle.
Lors du repas du soir, ma tante est partie prétextant être malade. C'est vrai qu'elle n'avait pas l'air en forme.
Tout d'un coup, une explosion a retenti. Tout le monde s'est mis à aller voir ce qu'il se passait. Setsuko-san (ma tante) était transformée en géant de peau verte! Elle s'est mise à fuir, poursuivie par les gardes du château.

Nous avons tous suivis mon oncle qui a pris à part mon cousin dans une chambre. Pour suivre ce qu'il se passait, je me suis mise à escalader pour voir à travers la fenêtre. Malgré le volet, j'ai pu voir mon oncle demander à mon cousin de lire un parchemin.
Nous avons tous été retrouvés par des gardes, et on nous a demandé de retrouvé nos chambres respectives.

J'ai pris cette opportunité pour aller voir dans le bureau de mon oncle, ce parchemin. J'ai escaladé difficilement les murs, mais j'ai finalement réussi à entrer dans le bureau. Il faisait bien nuit, et je me suis cognée contre la table, j'ai alors décidé d'ouvrir les volets, et j'ai aperçu grâce à la lumière de la pleine lune le corps sans tête de mon oncle. J'ai jeté un oeil sur le parchemin, mais il avait l'air inoffensif et sans aucun intérêt.
Pour éviter d'être inquiété et surtout d'être accusé de la mort de mon oncle, j'ai fabriqué un stratagème pour faire du bruit lorsque je refermerais la fenêtre. Quand j'ai pu entendre des gardes rentrer dans le bureau, je me suis mise à refaire le trajet jusqu'à ma chambre.

Un garde m'a dit que mon cousin voulait me parler (et m'a fait comprendre qu'on allait repartir vite).
On l'a donc rejoint dans le jardin. (Il peignait, la main tremblante, la voix faible...) Il avait pris le masque intégral de mon oncle, et j'ai pu apercevoir des yeux noirs!!!
Nous l'avons donc informé qu'on avait découvert sa supercherie! Et il nous a attaqué! A la fin du combat, nous avons enlevé le masque, et avons aperçu la tête de l'oncle sur le corps de mon cousin.
Une vieille femme a couru vers nous, nous hurlant que nous avions tué son fils! Genji (samurai de la Grue) lui a tranché les mains avant qu'elle nous lance un sort.

D'après les enquêteurs du clan du scorpion, la tête appartenait au daimyo Akou (celui par qui tout à commencé). J'ai prié sur la tombe de mon cousin.
Et nous revoilà reparti vers la Cité Impériale.
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